Expérience vaccinale pour l’Infanrix quintavalent [Vaccins #2]

Vaccination des jeunes enfants par Infanrix Quinta : DTP, coqueluche et HaemophilusSuite à mes interrogations concernant la vaccination (lire l’article précédent), est venu le temps de passer au concret et d’emmener mon fils chez le médecin. Pour rappel, nous avons décidé de faire seulement le DTP-Coqueluche-Haemophilus, mais pas l’hépatite B, ni le pneumocoque.

Ce que je relate ici est mon expérience personnelle et subjective concernant la vaccination.

Je pense que notre médecin traitant est particulièrement obtus (hélas, c’est le seul dans un rayon de 50 km) et que tous les médecins n’ont pas sa mentalité, mais son attitude est sans doute partagée par nombre de ses confrères et notre expérience est sans doute similaire à celle de nombre d’autres parents.

 

Visite du 1er mois

C’est la visite où le médecin prescrit les premiers vaccins (DTP, coqueluche, haemophilus, hépatite B et pneumocoque) pour qu’on puisse les retirer en pharmacie avant le rendez-vous du 2e mois, visite au cours de laquelle sont faits les injections. Quand on a demandé à vacciner notre enfant au 3e mois plutôt qu’au 2nd, on a bien senti le dédain dans sa réponse :

« Ça ne change rien de reculer d’un mois. De toute façon, si ces vaccins étaient dangereux, ça se saurait ! »

Dédain à nouveau quand on lui a demandé s’il existait des moyens homéopathiques de préparer l’enfant à la vaccination, histoire d’en atténuer les potentiels effets indésirables (on avait lu des choses sur Internet au sujet de l’isothérapie). Il nous a répondu tout de go :

« L’homéopathie, je n’y crois pas. »

Bon ben ça, c’est dit. Au moins, si on n’avait pas encore compris à qui on avait affaire, maintenant, on sait.

Boîte d'Infanrix Quinta vaccination des nourrissons

On a dû refuser fermement pour l’hépatite B face à un « Comme ça, ce sera fait ». Sauf que ce n’est qu’un bébé… Les 5 vaccins de l’Infanrix Quinta, ça fait déjà beaucoup d’un coup. Pas besoin d’en rajouter un 6e (Infanrix Hexa). L’hépatite B, on commence à être potentiellement concerné à partir de l’adolescence (rapports sexuels, consommation de drogues, etc.). Alors on attendra de voir.

Mais le toubib a quand même trouvé le moyen de nous prescrire sans nous en informer le vaccin contre le pneumocoque, le Prévenar ! On s’est rendu compte qu’il l’avait rajouté sur l’ordonnance une fois qu’on l’avait retiré en pharmacie et que la carte vitale était passée. Payé par la sécu… Les médecins sont-ils rétribués aux nombres d’ordonnances par les compagnies pharmaceutiques ?

Avantage de ce toubib : il nous a dit que s’il commençait un schéma vaccinal, pas question d’en changer en cours de route. C’est-à-dire que si on commence à suivre le calendrier vaccinal en vigueur, pas question de lui injecter le pack « 11 vaccins d’un coup » en 2018 quand la loi entrera en application. Mais bon, à condition que les autres vaccins soient encore disponibles à la vente dans quelques mois ou années, n’est-ce pas ?

 

Visite du 3e mois

Finalement, c’est un remplaçant qui a fait l’injection du vaccin à mon fils. Je me suis dit qu’il allait peut-être être plus ouvert à la discussion, mais non.

Il a eu le même commentaire que notre médecin traitant par rapport à l’isothérapie, le traitement homéopathique destiné à atténuer les effets indésirables de la vaccination :

« L’homéopathie, je n’y crois pas. Aucune étude n’a montré que ça marchait. C’est juste du sucre. »

Le doc a été surpris quand on lui a dit qu’on ne voulait pas faire le pneumocoque. Il nous a dit qu’il était de son devoir de nous informer des risques, que le bébé pouvait se retrouver une semaine à l’hôpital sous perfusion, que ce jour-là on se dirait que c’est con de ne pas l’avoir fait, qu’on nous refuserait l’entrée à la crèche et à l’école… Jusque-là, on était au courant.

Mais il a cru bon d’ajouter que si on disait ça aux petits Africains qui, eux, souffrent de ces maladies… Et que nous, les Européens, on se paie le luxe de les refuser… J’ai trouvé vraiment lamentable cette tentative de nous faire culpabiliser. Comme si on était responsables nous personnellement de ce qui se passe ailleurs dans le monde. C’est du même niveau que quand on dit à un enfant : « Pense aux petits Africains qui n’ont pas à manger… Alors finis ton assiette et ne joue pas avec la nourriture ! »

Si c’est autant la merde en Afrique, ce n’est pas à cause des Occidentaux lambda comme vous et moi, c’est à cause des gouvernements européens et des multinationales qui ont organisé depuis des décennies, voire des siècles, le pillages des ressources naturelles de ce continent, qui ont favorisé la mise en place de dictatures et qui ont vendu des tonnes d’armes à tous les groupes belligérants.

C’est le même mécanisme selon lequel on nous culpabilise de ne pas consommer assez écolo, assez bio, assez local, alors que la planète va mal. Mais ce n’est pas nous à notre échelle qui en sommes responsables ni qui y pouvons quelque chose. Là encore, c’est du ressort des gouvernements et des multinationales qui font n’importe quoi.

pillage de l'Afrique par l'Europe et les multinationales

 

Résultat de cette vaccination à l’Infanrix Quinta

Le bébé était KO en rentrant à la maison, il a dormi deux heures alors que ce n’était pas l’heure de sa sieste. Et pendant deux jours, il a eu un bel hématome à la cuisse.

Bon, on peut se dire que c’est relativement normal. Mais cela me fait dire que la vaccination n’est vraiment pas quelque chose à banaliser. Je suis bien content de ne pas avoir fait le pneumocoque en plus. Ni l’hépatite B.

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